Rare malle de voyage du tsarévitch Nicolas…

Lot 305
8 000 - 10 000 €
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Rare malle de voyage du tsarévitch Nicolas…

Rare malle de voyage du tsarévitch Nicolas Alexandrovitch de Russie (1843-1865) Malle courrier de forme rectangulaire, en bois gainé de cuir dit de Russie de couleur brun rouge et garnitures en laiton doré clouté, dont un fermoir central et deux loquets, et deux poignées latérales. Intérieur recouvert de tissu en soie blanc crème composé de deux compartiments munis d'anses latérales et de sangles à boucles en cuir et métal, s'emboîtant l'une sur l'autre. Le couvercle est orné au centre d'une plaque ovale en laiton ajourée et gravée au monogramme N.A. en cyrillique sous couronne impériale russe du fils aîné du tsar Alexandre II (1818-1881). Bon état de conservation, des griffures et des petits manques au cuir. Russie ou Angleterre, vers 1850-1860 (apparemment non signée). H. : 44 x L. : 98 x P. : 59 cm Provenance : Grand-duc Nicolas Alexandrovitch de Russie (1843-1865). Très probablement utilisée lors de son acheminement de Saint-Pétersbourg vers Nice en 1863. Collection privée niçoise. Historique : Surnommé "Nika", le deuxième enfant et premier fils du tsar Alexandre II était préparé dès sa naissance à endosser le rôle d'Empereur de Toutes les Russies. Pour le familiariser avec son peuple, son père, se souvenant de son propre apprentissage, l'oblige à parcourir la Russie dès l'âge de 18 ans. Ces voyages continuels semblent fatiguer le tsarévitch. Il se plaint de malaises qui déroutent les médecins : selon les uns, il se serait froissé la colonne vertébrale en tombant de cheval, selon les autres, il souffre de rhumatismes. À tout hasard, on lui recommande un traitement de bains de mer à Scheveningue, près de La Haye. Et dans l'espoir d'une rapide guérison, ses parents décident de le fiancer à la princesse Dagmar de Danemark. Mais malgré les médicaments, les ablutions et les massages, les douleurs s'aggravent de jour en jour. Les docteurs l'expédient à Nice (française depuis 1860), avec très probablement notre malle à bord. Lorsqu'il y arrive en novembre 1863, il est squelettique et peut à peine se mouvoir. Alors seulement, on s'avise qu'il s'agit sans doute de la tuberculose. Nicolas y reste pour se soigner. L'impératrice Marie Alexandrovna s'installe aussi à Nice, villa Bermond. Elle suit avec angoisse les progrès de la maladie de son fils. Dans la nuit du 23 au 24 avril 1865, le tsarévitch succombe à une crise foudroyante de méningite cérébro-spinale. De Nice, son corps est emmené à Villefranche (aujourd'hui Villefranche-sur-Mer) et embarqué à bord de la frégate Alexandre Nevski pour être inhumé dans la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul à Saint-Pétersbourg. La famille impériale russe fit bâtir la chapelle du tsarévitch à l'emplacement où le grand-duc Nicolas mourut. Par la suite, une grande église orthodoxe fut construite entre 1903 et 1913 à proximité de l'oratoire ; inaugurée en 1912 cette église est souvent qualifiée de " cathédrale russe de Nice ". Un boulevard Tzaréwitch à la graphie ancienne et proche de la cathédrale russe, perpétue toujours la mémoire du grand-duc Nicolas, dont notre malle, lui ayant servi pendant son long et fatiguant trajet entre la Russie et la France, constitue un émouvant et précieux témoignage historique... Référence : Une malle à rapprocher, au chiffre de la grande-duchesse Elena Wladimirovna de Russie, vendue récemment chez Coutau-Bégarie à Drouot, le 19 mai 2015, lot 140.
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