Théière en argile de style Tokoname, de couleur…

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Théière en argile de style Tokoname, de couleur…

Théière en argile de style Tokoname, de couleur brune et dont la forme rappelle celle d’un melon. Avec un bec verseur et une anse en bambou.
Le corps de l’objet arbore un extrait de la prose de la falaise rouge par Su Dingbo (1037-1101). Par le potier de la ville de Tokoname Suzumura Okinasan. Avec un sceau (sous l’anse): Okinasan. Période Showa.
H. : 23,5 cm; D. : 13 cm.

Tokoname-ware melon shaped brown stoneware teapot with bamboo shaped sprout and handle. Its body engraved with Su Dingbo’s (1037-1101)
Red Cliff prose poem by the Tokoname-potter Suzumura Okinasan, and sealed (below the handle): Okinasan. Showa period.

Biography de/biographie de Otagaki Rengetsu (1791-1875)

A l’âge de 33 ans, Otagaki Nobu a déjà enterré deux maris et deux enfants. Elle renonce alors au monde ordinaire et devient prêtresse, prenant le nom Rengetsu (lune de lotus). Elle n’entre pas dans un établissement religieux mais décide de vivre seule, comme résidente de plusieurs temples. Elle vit alors retirée du monde comme érudite, subsistant grâce à ses travaux de calligraphie (qu’elle écrit délicatement à l’aide d’un pinceau très fin). Elle écrit des poèmes waka, qu’elle accompagne quelquefois de petits dessins. Malgré son talent de poète, les poèmes waka qu’elle publie plus tard dans un unique volume sont souvent de type traditionnel et perpétuent l’héritage millénaire de la poésie waka.

Elle se distingue surtout pour son talent dans la poterie qui connait un immense succès, si bien que l’on dit qu’à une époque, toute personne habitant Kyoto possédait au moins une de ses oeuvres. Elle confectionne surtout des bols (chawan) pour le chanoyu (cérémonie du thé). Ces bols sont plutôt de grande taille, car le thé est préparé à l’aide d’un fouet et les services à thé comportent en général une petite théière, cinq tasses, un récipient à eau (donnant l’apparence d’être confectionné en feuilles de lotus) utilisé pour boire le sencha. Cette manière
de boire le thé est beaucoup moins formelle que la traditionnelle cérémonie du thé chanoyu. Elle décore aussi souvent ses oeuvres avec ses propres poèmes, quelquefois écrits au pinceau mais le plus souvent sculptés dans l’argile. Elle confectionne d’autres objets de poterie tels que vases et récipients à eau. A environ 60 ans, elle rencontre le jeune Tomioka Tessai (1837 – 1924) et il commence à vivre chez elle comme « préposé ». Quand elle déménage encore une fois en 1862, elle lui lègue sa petite maison et ils continuent à travailler ensemble. A 70 ans, elle emménage dans une maison au Jinkō’in au nord de Kyoto et cette résidence sera sa dernière. Environ 1860 copies de ses oeuvres sont en circulation sur le marché. On dit même que sa gentillesse allait jusqu’à aider les contrefacteurs en difficulté en écrivant ses propres poèmes sur certaines copies de ses oeuvres.
Tomioka Tessai, qui a peint le portrait le plus célèbre de Rengetsu, est reconnu comme un grand érudit et peintre au Japon. Il est connu pour ses peintures d’un style très individuel et souvent accompagnées de poèmes chinois ou/et d’une inscription en chinois.

Biography of Otagaki Rengetsu

When thirty-three years old Otagaki Nobu had already buried two husbands and two children. She renounced the world and became a nun and used from then on the name Rengetsu (Lotus-Moon). She did not enter a convent but lived on her own at the precincts of a number of temples. Gradually she lived the life of a recluse literati sustaining herself with calligraphies (written in a very fine hand with a thin brush) of her own waka-poems occasionally accompanied by a small drawing. Although an able poet, her waka-poems which were later gathered in the only book that appeared during her life (Ama no karumo, 1870) are rather traditional and continue the heritage of a thousand years of waka-poetry. More remarkable was her pottery which became a huge success, so much so that it was said that eventually most people in Kyoto owned one of her piece. She mainly made tea bowls (chawan) for chanoyu. These bowls are rather large as tea is made with a tea whisk and tea sets consisting of a small tea pot, five small
tea cups and a water cooler (looking as if made from lotus leaves) used in sencha tea drinking. This is a far more informal form of enjoying tea than the tea ceremony chanoyu. She decorated her tea ware also with her own poems, written with a brush but more often carved in the clay. She also made other types of pottery such as vases or water pots. When around sixty years old, she became acquainted with the young Tomioka
Tessai (1837-1924) who came to live with her as a kind of pageboy. When she once again moved in 1862, she left her small house to him though they still worked together. When she turned seventy-five she started to live at a house at the Jinkō’in in the north of Kyoto which turned out to be her last abode. Around 1860 copies of her work appeared on the market. It was rumoured that she was often so kind to help forgers when they had difficulties with her handwriting and wrote herself poems on fake pottery! Eventually Tomioka Tessai who painted the best known portrait of Rengetsu
became the last great literati painter of Japan, known for his paintings in a very individual style often accompanied by Chinese poems or an inscription in Chinese.
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